Assis au premier rang en costume noir et chemise bleue, Alieu Kosiah reste d’abord impassible. Condamné en première instance à 20 ans de réclusion pour crimes de guerre, l’ancien rebelle libérien voit sa culpabilité alourdie du chef d’accusation de crimes contre l’humanité. « C’est une décision importante qui pourra avoir un impact également sur la poursuite d'autres atrocités devant les autorités suisses », dit-il. « Pour les victimes, c’est une reconnaissance. Déçu, Dimitri Gianoli, avocat de Kosiah, dénonce quant à lui une « décision politique » qui ne tient pas compte « des nombreuses incohérences des victimes ».
Source: L'Humanite June 05, 2023 08:40 UTC