La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi risque bien de prêter un peu plus le flanc à ceux qui lui reprochent son silence dans la crise de la minorité musulmane des Rohingyas. « Les termes 'crimes contre l'humanité' et 'nettoyage ethnique'ont des connotations très sérieuses » a ainsi expliqué à la tribune Htin Lynn, l'ambassadeur de la Birmanie à l'Onu. Pékin a ainsi clairement indiqué soutenir les efforts de la Birmanie pour « préserver la stabilité ». Alger a dénoncé une « véritable boucherie » et les Maldives ont suspendu leurs liens commerciaux avec Rangoun. En Indonésie, les manifestations sont régulières et la Malaisie a fait part de son inquiétude en soulignant que « la situation terrible des Rohingyas doit être améliorée [...] pour le bien de la Birmanie et de toute la région ».
Source: Les Echos September 13, 2017 08:26 UTC