Disney a des arguments pour rompre avec Netflix , pas pour tranquilliser Wall Street. Comme dans un « cartoon », la fin d'un « deal » supposé « gagnant-gagnant » au départ a fait « BAM », et pas seulement parce qu'il va monter au capital de BAMTech pour mieux lancer sa propre plate-forme de vidéos en ligne. La dizaine de milliards de dollars de capitalisation envolée ne changera pas la face du « Big Board ». Mais cette double claque (-4,8 % pour Disney et -2,5 % pour Netflix) n'a pas non plus diminué le gouffre des multiples de valorisations (3,3 fois et 7 fois les ventes) qui compliquait les combinaisons alternatives à la rivalité frontale, à base de fusion-acquisition. La perspective de voir les dépenses s'accroître pour séduire des clients plus près de leurs sous n'a rien d'un royaume enchanté pour les investisseurs.
Source: Les Echos August 09, 2017 22:30 UTC