C’est une douche froide pour les forces progressistes du Parlement européen, même si l’élection d’Antonio Tajani à la présidence du Parlement ne faisait plus guère de doute mardi matin, jour du vote au cours de la session plénière à Strasbourg. » L’alliance du PPE et des Libéraux rendait compliquée une alternative à la victoire d’un autre candidat que Tajani. Dès le premier tour de l’élection à la présidence du Parlement européen, les 274 voix obtenues par l’ancien porte-parole de Berlusconi, prouvaient d’ailleurs que l’accord passé entre droite et Libéraux était globalement respecté. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette élection n’aura pas permis d’assurer une relève particulièrement prometteuse, ni à la tête du Parlement européen, ni même du côté des candidats qui postulaient à la fonction. Une mauvaise impression renforcée par la récente mise en cause du nouveau président du Parlement européen dans le scandale du « Dieselgate » - la manipulation des tests d’émissions par le constructeur allemand Volkswagen -, affaire dans laquelle Antonio Tajani plaide cependant non coupable.
Source: L'Humanite January 17, 2017 21:11 UTC