L’université d’été du Rassemblement national, même si elle avait lieu dans la ville « amie » de Fréjus (dirigée depuis 2014 par le frontiste David Rachline), s’est tenue a l’économie. Car, si le discours de la présidente du parti d’extrême droite est sans surprise, le contexte est inédit. Le RN est tout d’abord empêtré dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen, pour laquelle Marine Le Pen est à nouveau convoquée par les juges en octobre. Fin juin, les juges ont ordonné la saisie de 2 millions d’euros d’aides publiques dues au RN, craignant que le parti n’utilise cet argent pour rembourser ses dettes au lieu de payer d’éventuels dommages. Et pourtant, le RN est encore crédité de 21 % aux élections européennes… Le sociologue Sylvain Crépon, observateur éclairé du parti, traduit : « La situation du RN d’un point de vue électoral n’est pas si catastrophique, compte tenu de tous les boulets qu’il traîne.
Source: L'Humanite September 16, 2018 18:00 UTC