Un juge aux affaires familiales de Toulouse, dans le sud de la France, a décidé vendredi qu'un garçon, que ses parents désiraient prénommer "Jihad", s'appellerait "Jahid" à l'état civil, a-t-on appris lundi auprès du parquet. Alors que ses parents souhaitent continuer à l'appeler Jihad "à l'oral", le magistrat a choisi "dans l'intérêt de l'enfant" d'intervertir les deux voyelles du prénom pour les registres d'état civil, a précisé la même source. La mairie de Nice avait estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'avait assimilé à une apologie du terrorisme. Le parquet avait saisi le juge des affaires familiales, avant que les parents de l'enfant renoncent au prénom. En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom.
Source: Le Nouvelliste April 17, 2018 06:22 UTC