C’est en fait le début d’une sinécure estivale et farcesque dans la campagne poitevine, où l’on devise à bâtons rompus. Deux jeunes femmes venues d’ailleurs (du Midi) vont ensuite fournir à ce tableau naïf la touche pseudo-romantique qui lui manquait. Se situant entre pas grand chose et rien du tout, cette micro-aventure estivale vaut avant tout pour son ton absurde et détaché et son absence criante de péripéties. La sculptrice, plasticienne, artiste conceptuelle Prune Nourry ajoute une corde à son arc déjà fourni en réalisant un documentaire sur… elle-même. Atteinte d’un cancer du sein, Nourry fait quasiment une performance de sa maladie, se filmant même lors de sa chimiothérapie.
Source: L'Humanite October 25, 2019 08:26 UTC