Le législateur français a bâti autour du statut du fœtus une architecture juridique d'une complexité remarquable. »Or, la distinction dans ces deux cas vient de l'attribution arbitraire de l'humanité par le droit français. Un fœtus de sept mois, biologiquement identique d'une seconde à l'autre, voit son statut juridique basculer radicalement selon sa position dans l'espace. Le Code pénal refuse donc de reconnaître au fœtus la qualité de sujet de droit protégé en tant que tel. Cette asymétrie révèle que le statut juridique du fœtus n'est pas déterminé par une définition cohérente de l'humanité, mais par une sélection opportuniste selon les intérêts en jeu.
Source: L'Humanite February 20, 2026 16:21 UTC