Par Les EchosDe la récollection à la reconnexion il n'y a qu'un pas. Le grand « mea culpa » de Xavier Niel a donc amadoué ses investisseurs échaudés, d'autant plus que le fondateur de Free a joint les actes financiers aux paroles stratégiques, juste dans la foulée de la publication par Iliad d'un premier trimestre bien en ligne avec les attentes. Loin de son image passée de « trublion des télécoms », Iliad suit les traces de Bouygues, sans garder le contrôle de ses infrastructures comme Altice (SFR). Il pourra diminuer son levier d'endettement, mais il lui faudra quand même être suffisamment pédagogue sur les accords de prestation de services, qui engagent sur le long terme. L'essentiel est de pouvoir rester dans la course des « telcos » , aux prises avec une concurrence acharnée et l'arrivée de la 5G.
Source: Les Echos May 08, 2019 17:15 UTC