Cette triste réalité sonne d’autant plus amèrement qu’elle est l’ultime avatar d’une stratégie de mobilisation tous azimuts des réseaux sociaux sous couvert de lutte contre l’islamophobie. Avec l’arrivée des réseaux sociaux et des nouveaux médias, les community manager et autres community organizer sont devenus le processeur de cette arme et ils possèdent deux charges très simples à activer. La première est celle de la « communauté de destin » que devraient former tous les musulmans. Une simple touche d’émotion et l’appel à la solidarité communautaire suffit à obtenir un large écho sur les réseaux sociaux. Au contraire, elle pouvait laisser supposer un passage à l’acte, un jour ou l’autre, pour sauver l’honneur de la « communauté ».
Source: La Croix November 16, 2020 07:30 UTC