Depuis jeudi et la nouvelle présidentielle organisée après l'invalidation par la justice de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta en août, le pays a les yeux rivés sur les chaînes d'information qui alternent les directs sur les violences et sur les opérations de dépouillement de la Commission électorale (IEBC). Mais la faible participation et le boycottage de l'opposition animent déjà les débats dans la presse sur sa légitimité et sur la validité de l'élection, susceptible d'être contestée devant la Cour suprême. -La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin "ni transparent, ni vérifiable" sur la Commission électorale. Selon l'opposition, ce délai permettrait de mener à bien les réformes nécessaires à la tenue d'un scrutin transparent. La crise a une nouvelle fois mis en relief les frustrations et le sentiment de marginalisation d'une partie de la société kényane, notamment l'ethnie luo de M. Odinga.
Source: La Croix October 28, 2017 02:03 UTC