Kosovo / AFPBelgrade rejette l'indépendance proclamée par son ancienne province majoritairement peuplée d'Albanais et accuse les "commandants", notamment Hashim Thaçi et Ramush Haradinaj, d'être des criminels de guerre; les relations restent exécrables, marquées par d'épisodiques poussées de fièvre. Les Serbes du Kosovo, qui seraient encore 120.000, désigneront leurs dix députés, mais leur loyauté va toujours à Belgrade et non à Pristina. Adem Zeneli, 67 ans, un vétéran de Drenica (ouest), la région du président Thaçi, veut que les "libérateurs" gardent les rênes: "Ils étaient prêts au sacrifice de leur vie, démontrant l'amour de leur pays". - Possible coalition des opposants -Hashim Thaçi, dont le mandat expire en 2021, n'est pas directement concerné par le scrutin, mais un revers du PDK l'affaiblirait, estiment les analystes. Aucun sondage fiable n'a été rendu public mais une défaite des "commandants" n'a "jamais été plus probable", assure l'analyste politique indépendant Shpetim Gashi.
Source: La Croix October 05, 2019 08:15 UTC