Réservé aux abonnésPar Vincent Trémolet de Villers, directeur adjoint de la rédaction. Marseille ne s’est pas défaite en trois jours ; il faudra plus d’une longue visite présidentielle pour la guérir de tous ses maux. Il serait trop facile de chercher les causes de cette dislocation dans la bouillabaisse à clichés qu’accompagnent les évocations de la canebière «avé» l’accent. C’est parce que notre État - dans toutes ses dimensions, locale et nationale - s’affaisse que Marseille se dégrade. Quartiers abandonnés aux trafiquants, pression migratoire continue, intégration délaissée, violences banalisées, dette abyssale, écoles déclassées, obsession victimaire, boulevards congestionnés… Comme la France, Marseille est un paradis rongé par l’enfer.
Source: Le Figaro September 01, 2021 18:31 UTC