L’objectif à terme est même de faire du professeur français « l’un des mieux payer d’Europe », a promis Jean-Michel Blanquer. En demandant aux enseignants de s’exprimer sur l’évolution de leur métier, il rouvre le dossier des ressources humaines qui est historiquement le point aveugle de l’institution. « La gestion nationale est devenue obsolète »Ces dernières décennies, l’éducation nationale a tenté de réagir. Les postes de directeurs administratifs ou de recteurs, autrefois exclusivement dévolus à des professeurs d’université, ont été ouverts à des profils extérieurs à l’éducation nationale. « La gestion nationale est devenue obsolète », tranche cet ancien haut fonctionnaire qui prend l’exemple du naufrage du logiciel de gestion des personnels de l’éducation (Sirhen) abandonné récemment et dans lequel l’État a englouti rien de moins que 400 millions d’euros.
Source: La Croix February 26, 2020 18:00 UTC