À partir de quel moment l’art devient-il « art sacré » ? Au fond, c’est à une méditation-pérégrination autour de cette question que nous invite la biennale d’art sacré qui se tient à Autun durant quinze jours. À l’initiative d’une association œuvrant pour le dialogue entre cultures et religions (1), depuis 2017, les différents lieux de culte d’Autun accueillent ainsi des artistes contemporains autour du sacré. Le sacré peut aussi être violence, notamment sur les corps des femmes, comme le rappellent les vidéos de l’iranienne Shirin Neshat. Dans une région où le dialogue interreligieux est une tradition (Taizé et le carmel de Mazille ne sont pas bien loin), celui-ci trouve à Autun un beau prolongement dans l’art.
Source: La Croix July 19, 2021 12:22 UTC