Elles avaient accepté de renoncer à leur combat et en contrepartie pouvaient vivre dans une relative tranquillité en France. Mais comme l’a noté Le Canard enchaîné du 12 mai dernier, lors de l’audience d’extradition, la juge était pour le moins troublée de devoir statuer sur des requêtes rejetées dans les années 1980 et 1990. Cette situation présage pour les neuf personnes concernées un futur de méandres administrativo-judiciaires, d’une convocation et d’une arrestation à l’autre. Alors qu’on commémore les 150 ans de la Commune, il n’est absolument pas question d’une amnistie pour les actes commis en Italie entre la fin des années 1960 et 1980. Il suffit d’examiner d’un peu plus près certains de ces procès pour voir que l’accusation n’est qu’un château de cartes.
Source: Le Courrier May 26, 2021 08:26 UTC