Le rédacteur en chef de la revue « Études » et théologien, le P. François Euvé, évoque la quête spirituelle de Martin Scorsese, l’expérience de la foi qu’il revendique dans son film et revient sur la présence de missionnaires jésuites au Japon. François Euvé : Il y a certainement chez Martin Scorsese un attachement profond à la tradition chrétienne et à la figure du Christ. C’est ce qui sans doute l’intéresse dans le personnage de Rodrigues, poussé dans le film à un choix paradoxal pour exprimer sa fidélité au Christ. Aux yeux de Scorsese, la notion de pardon est centrale mais elle est liée à une vision assez pessimiste de la nature humaine. L’apostasie de Ferreira, dont il est question dans le roman de Shusaku Endo et le film de Scorsese, a joué un rôle symbolique important.
Source: La Croix February 08, 2017 18:16 UTC