Après l’interminable attente des résultats de l’élection présidentielle du 27 août, les effluves de cette mauvaise tambouille électorale laissent, au Gabon, un goût amer. Avec cet ultime tour de passe-passe, les « résultats provisoires » de la Cémap donnent Ali Bongo vainqueur avec 49,85 %, contre 48,16 % pour Jean Ping. Un écart de 5 594 voix seulement sépare les deux adversaires, de quoi alimenter la contestation et les demandes de « recomptage » des bulletins de vote. Même Paris semble vouloir prendre ses distances avec le clan Bongo. À défaut d’incarner la rupture avec l’affairisme, la corruption et l’accaparement de la rente pétrolière, ce vieux routier de la politique gabonaise se pose, désormais, comme seul garant de « l’unité nationale ».
Source: L'Humanite September 01, 2016 06:49 UTC