Pour la presse officielle marocaine, proche des services de sécurité, Maâti Monjib est l’ennemi public numéro 1 du Royaume. Détenu en quarantaine sans visite, il devrait être déféré devant le juge d’instruction le 20 janvier. « Plus de 400 articles diffamatoires ont été publiés contre lui dans la presse dépendante des services depuis 2015 », ajoute-t-elle. « Pas question que je me taise », avait insisté Maâti Monjib dans un entretien accordé au site Orient XXI en septembre dernier. En novembre, un collectif de plusieurs grandes ONG, dont Amnesty, FIDH, ou Reporters sans frontières, avaient appelé les autorités marocaines à mettre fin au harcèlement et « à abandonner toutes les accusations infondées », portées contre Maâti Monjib.
Source: La Croix January 05, 2021 15:45 UTC