« La liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit être conciliée avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter », écrit le tribunal dans les motivations de son jugement. L’interdiction de « signes religieux ostensibles » en conseil municipal ne porte pas « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de conscience », ajoute le juge des référés. À lire aussi « Interdire à tous le port de tout signe religieux au nom de la laïcité est absurde »Deux conseillers municipaux LFI, Damien Saley et Lamia Sabrina Sari, avaient saisi la justice, s’estimant « directement visés » par l’arrêté. L’arrêté, pris le 14 janvier, reprend le règlement de l’Assemblée nationale de 2018, interdisant tout signe religieux « ostensible », celui-ci ayant repris la loi de 2004 pour les écoles, collèges et lycées publics. « Le principe de laïcité s’impose à tout élu » et exclut une « tenue de propagande », a-t-elle plaidé.
Source: La Croix March 18, 2026 22:37 UTC