Le texte doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l'opposition des Etats-Unis. Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui «créent de la valeur grâce aux internautes français». Elle vise les entreprises qui font un chiffre d'affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d'euros dans le monde, dont 25 millions d'euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. Elle devrait s'appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d'euros en 2019, puis 650 millions en 2020. Le Sénat a en outre adopté des amendements précisant le champ d'application de la taxe et ses modalités techniques.
Source: Tribune de Genève May 21, 2019 22:41 UTC