Le chef japonais est devenu en vingt ans, et contre toute attente, une référence dans le répertoire baroque et classique. Lorsque Masaaki Suzuki se lança, dès 1993, dans la folle aventure de son intégrale des cantates de Bach, les Occidentaux qui misaient sur la réussite du chef japonais se comptaient sans peine sur les doigts d’une main. Le chef avait fondé son ensemble, le Bach Collegium Japan, moins de trois ans plus tôt. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’Orchestre philharmonique de Radio France ait choisi, après Koopman, de faire appel au chef japonais pour approfondir son approche du répertoire classique. Preuve, s’il en fallait, que l’orchestre moderne s’ouvre de plus en plus aux «interprétations historiquement informées».
Source: Le Figaro April 27, 2019 03:56 UTC