Grâce à Marc qui décrit la vie de Jésus comme un journaliste-reporter, nous avons la chance d’assister à une journée entière de Jésus en Galilée. De quoi bouleverser une mère, provoquer chez elle une poussée de fièvre, la déprimer jusqu’à ne plus avoir la force de rester debout. Remarquons, grâce au style de Marc, à quel point dans le texte tout est mouvement : « Aussitôt sortis de la synagogue », ils « allèrent dans la maison de Simon et de Jean », Jésus « la saisit par la main et la fit lever », « Jésus se leva, bien avant l’aube », Jésus dit à ses disciples « allons ailleurs, dans les villages voisins », Jésus « parcourut toute la Galilée ». « La ville entière se pressait à la porte. On peut mieux comprendre pourquoi, avec cette liberté intérieure qu’il manifestait, Jésus a pu sortir la mère de Simon de sa déprime, lui rendre sa liberté en acceptant celle de son fils, et lui redonner ainsi vie.
Source: La Croix February 02, 2018 18:45 UTC