Des accusations contestées« Aucun des militants n’a participé à cette manifestation, s’insurge Alioune Tine, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar. Officiellement, la Mauritanie traque ceux qui s’adonnent encore à l’esclavage alors que la pratique y a été abolie il y a trente-cinq ans et est devenue un crime contre l’humanité en août 2015. Dans les faits, les militants de la lutte contre l’esclavage vivent des temps très difficiles sous le régime du président Aziz, ex-général qui a pris le pouvoir par un coup d’État en 2008. Seize ONG réclament la libération de treize militants anti-esclavagistes dont le procès se tient actuellement à Nouakchott. Aujourd’hui, le gouvernement veut décapiter l’Ira, l’organisation la plus structurée de la société civile.
Source: La Croix August 10, 2016 14:48 UTC