Cette annonce, quelques semaines à peine après la décision des Emirats arabes unis de reconnaître l'Etat hébreu, intervient dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran, ennemi juré des monarchies du Golfe, d'Israël et de l'administration de Donald Trump. Ils sont les troisième et quatrième pays arabes à établir des liens diplomatiques avec l'Etat hébreu, plus de 20 ans après la Jordanie (1994) et l'Egypte (1979). L'Autorité palestinienne a qualifié la décision de Bahreïn de «coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien». Brian Katulis, du groupe de réflexion progressiste Center for American Progres, salue l'accord avec Bahreïn mais doute que M. Trump y ait joué un grand rôle. «Il est peu probable que cet accord, combiné à celui entre les Emirats et Israël, modifie fondamentalement l'instabilité globale au Proche-Orient».
Source: La Croix September 11, 2020 23:24 UTC