Cécile Maes, habitante du quartier, apporte régulièrement des couvertures, des serviettes et du savon: «Mais tout part à la poubelle à chaque évacuation. À la fin de la matinée, ils auront disparu. D'autres voisins montrent une lassitude non feinte: «Que ce soit au métro, à Stalingrad, à la Rotonde ou à Pajol, les campements tournent», note Dominique Lorin, qui travaille dans la rue. Les policiers veulent épuiser les migrants et les habitants à l'usure». Dans les commerces de l'avenue, les marchands se montrent plutôt compréhensifs: «Je leur fais des prix pour les vêtements et les chaussures», note Jalel Slif.
Source: Le Figaro August 11, 2016 16:50 UTC