Ces questions sous-tendent le récit très personnel que livre Sophie Bouillon, la directrice adjointe du bureau de l'AFP à Lagos et lauréate du prix Albert-Londres 2009, dans « Manuwa Street ». En quelques courts chapitres écrits d'une plume élégante et sobre, Sophie Bouillon déplace la focale pour raconter la crise du Covid vue du géant africain. L'auteure brosse un portrait intime de Lagos, un « monstre » qu'elle aime autant qu'elle le déteste. Sa pollution, son bruit, ses bidonvilles… Au-delà du témoignage de journaliste, « Manuwa Street » est aussi une réflexion sur comment « faire sien » un pays si différent du nôtre. « Manuwa Street », Sophie Bouillon, Premier Parallèle, 135 pages, 16 euros.
Source: Les Echos July 20, 2021 06:33 UTC