Police et gendarmerie peuvent ficher les opinions politiques, les convictions religieuses ou encore l’appartenance syndicale. « Pas de rubrique dédiée au fichage des opinions »Dénonçant le « spectre de Big Brother », les requérants s’alarmaient de la « dangerosité » de l’extension. « Le juge a estimé qu’il n’y aura pas de rubrique dédiée aux opinions et croyances : ces dernières doivent rester attachées à un élément objectif d’activité. »En clair, dit-il, l’opinion ne sera consignée qu’au regard d’une activité : « Si vous achetez un ouvrage anarchiste, l’agent ne pourra pas marquer “opinion anarchiste” si vous n’avez pas d’activité anarchiste. » Le juge indique qu’« un enregistrement de personnes (…) fondé sur une simple appartenance syndicale » est « interdit ».
Source: La Croix January 05, 2021 18:00 UTC