ANALYSE - Poutine affronte une vague de mécontentement qui, à la différence des précédentes, n'a pas trait aux libertés civiles mais au bien-être matériel de sa population, seul véritable indicateur de la santé politique du pays. De notre correspondant à MoscouSi l'imprévisibilité de la Maison-Blanche sous Donald Trump fait fuir ses partenaires européens, le Kremlin de Vladimir Poutine peut difficilement prétendre servir d'antidote, tant le pouvoir russe paraît déstabilisé, manifestant comme jamais d'évidents signes de fébrilité. La puissance du parti pro-pouvoir Russie unie s'effiloche. Le gouverneur sortant de la région orientale de Primorié, Andreï Tarassenko, que Vladimir Poutine avait lui-même nommé, jouait dimanche son renouvellement au suffrage universel face à des opposants préalablement sélectionnés par le Kremlin. Or, en dépit du soutien électoral ...
Source: Le Figaro September 17, 2018 18:56 UTC