L’Impossible Exil, Stefan Zweig et la fin du monde. Il avait, quelques mois plus tôt, achevé la rédaction de son ouvrage le plus fameux, Le Monde d’hier. Mais constamment il retarde le moment des choix et de ce qui lui apparaît comme une « fuite » devant les barbares. La fuite en avant de l’exilé, même de luxe comme lui, est une course éperdue entre les frontières et les administrations, les identités contestées. Chantre de la liberté individuelle, le principe essentiel de la civilisation européenne, selon lui, et seul legs qu’il veut faire aux générations suivantes il le pousse jusqu’à choisir le moment de son dernier départ.
Source: La Croix September 01, 2016 10:07 UTC