Six jours après l’incarcération du journaliste marocain Omar Radi à la prison d’Oukacha, près de Casablanca, son avocate Souad Brahma n’en revient toujours pas. Omar Radi est sous le coup de quatre chefs d’accusation, notamment pour viol et pour atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État. C’est une vieille arme utilisée pour museler les journalistes et pour pouvoir les incarcérer », soupire Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et coordinatrice du comité de soutien à Omar Radi. « Nous avons été prévenus de cette plainte à l’AMDH, pour nous neutraliser, pour que nous ne soutenions pas Omar Radi », ajoute-t-elle. Il était hostile à l’offensive du maréchal Haftar, rapporte l’institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme.
Source: La Croix August 04, 2020 15:56 UTC