La multiplication des affaires de violences – physiques, verbales et sexuelles – commises dans les structures périscolaires a dépassé depuis longtemps le simple cadre du fait divers. Certes, ces dizaines d’animateurs accusés de brutalité, d’abus, parfois de viol, vont devoir répondre de leurs actes individuels. Mais le procès de ces agressions insupportables doit être aussi celui de la précarité systémique qui les a rendues possibles. C’est une évidence : les conditions de travail dans le périscolaire déterminent les conditions d’accueil et de sécurité des enfants. Or, depuis des décennies, ce milieu en marge de l’éducation nationale, renvoyé à la seule responsabilité des communes, reste le parent pauvre et méprisé du monde éducatif.
Source: L'Humanite April 01, 2026 19:30 UTC