Le 8 mars 2018, à la gare de Gdansk, le président polonais Andrzej Duda dépose une gerbe devant la plaque commémorant le départ de familles juives suite aux campagnes antisémites de 1968. À lire : En Pologne, l’histoire à l’école des nationalistesLa révolte étudiante de mars 1968Avant de se rendre à l’Université, le président s’est rendu à la gare Gdanski, celle d’où les Juifs exilés avaient pris le train à Varsovie pour quitter la Pologne. En mars 1968, une révolte étudiante éclatait contre la dictature communiste, qui avait commencé à l’Université de Varsovie par un rassemblement brutalement dispersé par la police. La loi sur la ShoahTout en soulignant que, « dans la Pologne libre et indépendante d’aujourd’hui, ma génération, n’en porte par la responsabilité », Andrzej Duda s’est adressé aux Juifs forcés à l’exil et à leurs familles : « pardonnez, s’il vous plaît, pardonnez à la République, aux Polonais, à la Pologne d’alors, cet acte honteux. Pour la première fois, un président polonais a demandé pardon, ici, à l’Université, à l’endroit où ces événements avaient eu lieu.
Source: La Croix March 09, 2018 15:11 UTC