Alors que la Turquie s’est longtemps montrée hostile à sa minorité chrétienne, elle cherche depuis une quinzaine d’années à valoriser son patrimoine religieux chrétien. Huit ans et d’importants travaux de reconstruction plus tard, le visiteur déambule entre des piliers massifs, le long des onze niches semi-circulaires. « La première motivation de cette valorisation du patrimoine chrétien est d’ordre économique, avec les retombées du tourisme », explique Bayram Balci, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes. Et paradoxalement, il fait beaucoup plus pour le patrimoine des minorités religieuses que le gouvernement précédent, qui était pourtant laïc. Celle-ci, peuplée de nombreux Arméniens avant le génocide de 1915, est aujourd’hui vue par les professionnels du secteur comme « l’un des pôles du tourisme religieux en Turquie ».
Source: La Croix September 04, 2018 14:03 UTC