Un Chinois a pour la première fois été élu aujourd'hui à la présidence d'Interpol, une décision potentiellement controversée en raison de la campagne chinoise pour traquer des fugitifs à l'étranger. Cette nomination pourrait faciliter les efforts de la Chine pour traquer de nombreuses personnes soupçonnées de corruption ou d'infractions à caractère économique et réfugiées à l'étranger. Un de ses volets, l'opération Skynet, vise à rapatrier des suspects de corruption ayant fui à l'étranger. "Cette nomination est inquiétante car la Chine a longtemps utilisé (...) Interpol pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", a déclaré à l'AFP William Nee, spécialiste de la Chine à Amnesty International. Basée à Lyon, l'organisation Interpol permet notamment de favoriser les échanges entre les polices de ses 190 pays membres.
Source: Le Figaro November 10, 2016 10:00 UTC