Enquête mêlant littérature et sociologie, le livre d’Ivan Jablonka est un portrait sensible de Laëtitia Perrais et une photographie de la France des années 2010. ZOOM Le père et la sœur de Laëtitia Perrais, Jessica (au centre), quittent l’église de La Bernerie-en-Retz,le 25 juin 2011, après les obsèques de la jeune fille. > À lire : « Traiter le fait divers comme un objet d’histoire »La fascination pour le fait diversL’histoire littéraire l’a montré : les écrivains affectionnent le fait divers, auquel ils sont enclins de puiser une inspiration particulière. La réalité glaçante qu’il découvre, le désarroi ignoré de la jeune femme ne permettent pas de « comprendre le tourment de Laëtitia ». À cet égard, le livre, autant que par Laëtitia, est porté par la figure touchante et lumineuse de sa sœur Jessica, elle aussi victime de violences sociales et sexuelles, survivante au lourd fardeau que le lecteur sent s’épanouir au fil du livre.
Source: La Croix September 01, 2016 07:52 UTC