Le détail n’est pas anodin : c’est le ministère congolais de la Communication et des Médias, et non celui de l’Intérieur ou des Affaires étrangères, qui a annoncé la mise en œuvre d’un accord entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis pour que des migrants expulsés par Washington soient accueillis à Kinshasa. Enfin, le gouvernement a voulu appuyer sur le fait que « cette démarche s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale et des engagements internationaux du pays ». Dix-sept personnes ont déjà été envoyées dans la capitale camerounaise, aucune n’étant originaire du pays. Quant au pays d’Amérique centrale, il s’est engagé à recevoir 25 migrants par semaine, sans précision, là encore, sur leur origine ou leur durée de résidence. Kinshasa a en effet misé sur les États-Unis pour assurer une stabilité du régime et le règlement des conflits dans l’est du pays, en échange d’un accès aux ressources minières et donc de l’accueil de migrants.
Source: L'Humanite April 06, 2026 13:32 UTC