Les Chantiers de l'Atlantique, fleuron de la construction navale française, communiquaient alors à ses salariés des chiffres à la hauteur de cet âge d'or d'un mode de vacances en plein boom. Le premier chantier naval français avait réalisé l'année précédente un chiffre d'affaires de plus de 1,6 milliard d'euros, contre 1,48 milliard en 2017 et… 557 millions en 2014. Quant au résultat net, il avait bondi à 25 millions d'euros, contre 3,8 millions en 2017 et… 1 million en 2014. Ce que le groupe italien n'a manifestement pas l'intention de faire, refroidi par la quasi-mise à l'arrêt des croisières du fait de la crise sanitaire et aucune perspective de retour à meilleure fortune avant longtemps. Tout l'enjeu maintenant est de faire en sorte que ni Bruxelles, ni Paris, ni Rome ne porte seule la responsabilité de l'échec de cette opération.
Source: Les Echos January 09, 2021 09:56 UTC