Le mot est lâché, pour décrire le lien entre la Maison-Blanche et les Européens sur l’accord nucléaire iranien, dont l’existence tient à un fil. Le président américain aurait « secrètement menacé d’imposer des droits de douane de 25 % sur les automobiles européennes » si les Européens n’actionnaient pas ce mécanisme. Avant cela, Téhéran avait déjà commencé à détricoter l’accord nucléaire à cadence régulière (tous les deux mois) mais sur des parties mineures, et réversibles. Le chef de la diplomatie de l’UE, l’Espagnol Josep Borrell, qui a rencontré jeudi 16 janvier son homologue iranien Mohammad Zavad Zarif à New Delhi, veut encore y croire. Le ton employé par Zavad Zarif sur Twitter était moins feutré.
Source: La Croix January 16, 2020 16:07 UTC