Un autre investisseur lyonnais, l'hôtelier Christophe Gruy , avait racheté à la fin 2017 le Château de la Chaize, monument historique du XVIIe siècle doté de 100 hectares en brouilly. « Mais c'est faux de leur attribuer le retour en grâce du beaujolais, s'insurge Pierre-Jean Villa, consultant pour La Chaize. Ce sont des vignerons comme les Piron, les Desvignes, les Lapierre, qui ont assumé de refaire du gamay haut de gamme dans une région qui n'avait cessé de se dévaloriser. Vignes en coteauxAux côtés des investisseurs lyonnais, il observe l'arrivée en nombre de vignerons : des Rhodaniens, des Bourguignons et même des Bordelais. » En Beaujolais, la disponibilité de l'offre limite les prix, stables, entre 75 et 150.000 euros l'hectare pour les crus phares (contre moins de 20.000 euros pour les génériques et les villages).
Source: Les Echos August 04, 2020 11:48 UTC