Par Cécile ThibaudLa colère gagne les agriculteurs espagnols. Les principales organisations agricoles Asaja, Coag et UPA alertent sur les incertitudes d'un secteur précarisé qui vieillit sans relève générationnelle. S'ils sont habitués à subir les barrages et l'agressivité des manifestants français à chaque crise du secteur, les Espagnols n'étaient pas préparés à la façon dont Gabriel Attal a relayé, face aux agriculteurs, l'idée d'une « concurrence déloyale » qui vise implicitement les produits espagnols. Coup de poignardAu sud des Pyrénées, les propos du Premier ministre français ont fait l'effet d'un coup de poignard. S'il faut parler d'une concurrence déloyale, insistent les représentants des agriculteurs espagnols, c'est celle qui provient des pays non membres de l'UE et « qui met en péril la viabilité de milliers d'exploitations ».
Source: Les Echos January 31, 2024 20:00 UTC