Depuis le décryptage du premier génome néandertalien en 2010, nous savons que les populations d’origine eurasienne possèdent environ 2% d’ADN de cette espèce disparue, hérités d’un métissage qui a eu lieu entre les deux espèces lors de la conquête de l’Eurasie par Homo sapiens, il y a 45 000 ans. Cette découverte, qui a valu à son auteur, Svante Pääbo, grand spécialiste de l’ADN ancien à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire de Leipzig, de recevoir le Prix Nobel de médecine en 2022, a suscité par la suite énormément de questions. Pourquoi des pans entiers des génomes modernes issus de ce métissage sont-ils exempts de séquences néandertaliennes, en particulier sur le chromosome X? Pourquoi avoir hérité tel gène de Homo neanderthalensis plutôt qu’un autre? Et surtout, la question à 1000 francs, comment s’est opérée la reproduction sexuelle entre les individus des deux espèces et dans quel contexte démographique?
Source: Le Temps February 26, 2026 20:39 UTC