Alors que des voix militent pour la limitation des coupes rases en forêt, les exploitants forestiers refusent de se voir dicter la manière de gérer leurs massifs au nom d’une «bien-pensance déconnectée des réalités du terrain». La pratique des coupes à blanc, consistant à exploiter l’ensemble d’un terrain boisé au risque de dégarnir le paysage, divise les amis des forêts. Mais l’argument fait bondir nombre de forestiers. «Il n’existe aucune étude montrant que les coupes rases de plus de 0,5 hectare ont un effet délétère sur la qualité des sols, martèle Jean-Marie Barbier, ingénieur civil du génie rural des Eaux et Forêts et ancien directeur général du syndicat Fransylva. Ce phénomène a été démontré sur des surfaces bien supérieures (plus de 10 hectares), dans certaines conditions (sols superficiels ou fragiles), mais cela ne constitue en aucune manière la condamnation générale d’une telle pratique.» L’idée que
Source: Le Figaro July 10, 2020 05:26 UTC