Ovide paie son écot à l’unanimisme civique avec les « Fastes », une recension des mythes et légendes qui rythment le calendrier romain. Le nouveau, la forme, le changement, qui le passionnent plus que les dieux et les déesses, les armes et les héros. Au moment où Rome se repose dans une stabilité retrouvée –de force- lui va chanter le mouvant, le changeant, l’incertain. Le poète alterne des descriptions très détaillées de mains devenant branches ou de pieds devenant pattes et des constats laconiques. Celui d’aujourd’hui y trouvera, à son gré, des leçons politiques, des cauchemars terrifiants ou amours torrides, mais toujours une délicieuse intranquillité.
Source: L'Humanite September 28, 2017 08:26 UTC