Condamnés par la justice au pénal lorsqu’ils étaient mineurs, ces jeunes se trouvent lâchés dans la nature à leurs 18 ans, malgré leurs fragilités multiples. Sur le papier pourtant, des solutions spécifiques existent pour les jeunes délinquants. Ainsi, en 2005, 984 000 journées étaient financées afin d’accueillir en foyer ces anciens délinquants devenus majeurs jusqu’à 21 ans. Depuis, ce sont ces derniers qui financent les mesures éducatives et sociales des jeunes délinquants jusqu’à leurs 18 ans. Certes, certains de ces jeunes majeurs restent, de fait, accompagnés par les départements ou des associations de protection de l’enfance mais, pour l’essentiel, ils disparaissent des radars.
Source: La Croix May 08, 2019 10:30 UTC