En visite à Monaco fin mars, Léon XIV a mis les riches face à leurs responsabilités, en dénonçant « les configurations injustes du pouvoir, les structures de péché qui creusent des abîmes entre pauvres et riches ». L’état actuel du monde lui donne raison : l’aggravation des inégalités et la dégradation écologique ne trouvent leur pendant que dans l’augmentation indécente des fortunes des plus aisés, souvent détenteurs du capital des grandes entreprises. Notre système économique, marqué par un capitalisme débridé, voit s’imposer le pouvoir des multinationales, dont la logique de profit court-termiste conduit fatalement à l’exploitation accrue des travailleurs et des écosystèmes naturels. Dans ce contexte, il devient légitime de s’interroger : la multinationale constitue-t-elle, en elle-même, une structure de péché ? Cet article est réservé aux abonnés Vous souhaitez lire la suite ?
Source: La Croix April 09, 2026 13:58 UTC