Luigi Di Maio, l'un des deux poids lourds du gouvernement populiste italien, est parti en guerre contre les journaux, accusés de «polluer le débat», menaçant de leur retirer la publicité des sociétés publiques. Et d'ajouter: «je ne lis pas les journaux italiens pour m'informer (...) mais seulement pour comprendre comment ils veulent nous attaquer». A longueur de journée, les deux hommes multiplient les vidéos sur Facebook et les messages sur Twitter. «Dans le monde à part de Di Maio, les journaux sont des ennemis, des intrus, des clandestins, des parasites», ajoute M. Mauro, estimant que les mesures qu'il envisage «révèlent sa peur d'une opinion publique libre, indépendante, pluraliste et autonome». Pour M. Di Maio, c'est une «honte»: «avec l'excuse de cette réforme du droit d'auteur, le Parlement européen a de fait légalisé la censure préventive».
Source: Tribune de Genève September 16, 2018 07:52 UTC