La bataille pour la reconquête de Mossoul semble en effet lancée. En la reprenant, les forces armées irakiennes et leurs alliés occidentaux espèrent l’affaiblir durablement. Elle est à la charnière des zones d’influence de l’Irak, de la Turquie et de l’Iran, avec Bagdad et Téhéran qui favorisent les musulmans chiites, et Ankara qui se voit en protectrice des sunnites. Quant aux chrétiens, pour ceux qui refusent l’exil, ils n’ont pas d’autre choix que d’incarner avec vaillance une aspiration à la paix et à la sécurité que domine encore trop souvent, chez leurs compatriotes, un désir de vengeance. Daech aura vraiment perdu le jour où les Irakiens – et les puissances régionales – ne se feront plus la guerre.
Source: La Croix October 16, 2016 16:07 UTC