Elle aurait même tous les atours d’un feuilleton croquignolesque («Paul Bismuth au téléphone!») si elle ne mettait pas en cause l’indépendance des pouvoirs. Car c’est en effet la deuxième fois, après un premier renvoi dans l’affaire Bygmalion (le financement de la campagne de 2012), que les juges indiquent à Nicolas Sarkozy la case procès. Lorsqu’une information judiciaire est ouverte après les révélations de Mediapart en 2012, les juges placent l’ancien président et ses proches sur écoutes téléphoniques. Dans leur réquisitoire, les magistrats n’y sont pas allés de main morte, en comparant les méthodes des trois hommes à celles de «délinquants chevronnés». Il avait carrément comparé les méthodes utilisées en France à celles de la Stasi, la police politique de l’ex-RDA.
Source: Tribune de Genève March 29, 2018 17:37 UTC