Un policier gît sur le sol, après avoir été blessé par un pavé lors du défilé pour la fête du travail, le 1er mai 2019 à Paris. Insultés tant dans la rue que sur les réseaux sociaux, frappés à coups de marteau, comme au soir du 1er novembre à Cannes lors d’un contrôle dans le cadre du confinement, cibles de casseurs se greffant à la grogne lycéenne comme le 9 novembre à Compiègne, visés par un commando armé jusqu’aux dents à Marseille le lendemain, fauchés tels des quilles lors de contrôles routiers dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15 octobre à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), assiégés pendant des bouffées de violences qui s’emparent des banlieues. Et littéralement «massacrés» en faisant une «planque» à Herblay une semaine auparavant. Plus que jamais en première ligne sur le front de la délinquance aux côtés de leurs homologues gendarmes, les policiers paient un lourd tribut dans l’exercice de leur métier. Un bilan de la Direction générale de la police nationale en atteste: le nombre des gardiens, gradés, officiers et commissaires blessés en mission a doublé en quinze ans, passant de 3842 à 7399 entre 2004 et 2019.
Source: Le Figaro November 15, 2020 16:55 UTC